Présentation du parc Denis le Camus

Patrimoine écologique

Les différentes investigations ont permis de définir d'une façon précise les milieux, la faune et la flore du site.

Bilan inventaire nature Emerainville 2014

Les milieux

Il en existe quatre :

  • le milieu forestier
  • le milieu ouvert
  • le milieu aquatique
  • le milieu anthropisé

Ces 4 grands ensembles sont eux-mêmes divisés en plusieurs unités. Ils apportent ainsi leurs particularités et une certaine variété, au niveau de la biodiversité et de l'aspect paysager.

Nous trouvons dans le milieu forestier des plantations mixtes et/ou l'introduction d'essences ornementales. Dans la partie boisée, on trouve des peuplements naturels de feuillus, artificiels de résineux et de feuillus ainsi qu'une peupleraie.

Le milieu ouvert est représenté par les prairies. Cette unité n'est pas homogène sur l'ensemble du site car elle s'adapte à la topographie, aux conditions hydriques du sol et aux milieux avec lesquels elle est en contact. C'est pourquoi, lors de la prospection, plusieurs zones ont été mises en évidence :

  • la zone de prairie proprement dite, plantée d'arbres dont le ginkgo biloba signalé dans l'ouvrage «Les plus gros arbres de France»
  • les zones de prairies humides et le secteur des douves
  • les zones de contact avec d'autres milieux (lisières de bois ou de bosquets, les chemins, les cultures)
  • les zones de prairies réparties sous l'ombrage d'un ou deux arbres
Parc Denis Le Camus Parc Denis Le Camus Parc Denis Le Camus

Les milieux ouverts du parc Denis Le Camus ne doivent pas être considérés comme de vulgaires friches mais bien comme des prairies ou pelouses naturelles à gestion extensive. Les biotopes représentés par les prairies naturelles ont quasiment disparu de la campagne avoisinante sous l'effet conjugué du remembrement et de l'agriculture intensive. Une étude menée sur le secteur du Val Maubuée en 1993 assurait que la sauvegarde et la gestion de ces espaces naturels ouverts représentaient un des enjeux majeurs des espaces verts du territoire. Ces habitats sont colonisés par une flore et une faune qui leur sont propres. Les espaces ouverts du Val Maubuée ont été colonisés par une flore en voie de disparition sur le secteur qui n'a pas pu être conservée sur d'autres espaces gérés de façon intensive. Le maintien de cet espace pourrait permettre de préserver certaines espèces d'oiseaux et d'insectes qui se retrouvent uniquement sur de rares secteurs du Val Maubuée. Leur richesse s'explique également par leur isolement dans le tissu urbain. En outre ils ne reçoivent que très peu de pesticides et insecticides à la différence des friches des milieux agricoles. Les milieux ouverts de la réserve constituent le principal réservoir d'espèces végétales : 142 sur les 178 recensées y ont été identifiées. La zone enclavée à l'entrée de la zone boisée est une parcelle expérimentale de jeunes ormes.

Le milieu aquatique contient généralement des espaces riches pour le développement de la faune et de la flore. Il accueille généralement de nombreuses espèces dont le cycle de développement est dépendant de la présence d'eau : nutrition, reproduction, etc. Le milieu aquatique du site se divise en 4 catégories distinctes : les anciennes douves, les dépressions humides du secteur de la prairie, les réseaux de fossés et de drains forestiers, les dépressions et les mares forestières

Les milieux anthropisés sont les lieux de résidence (le chàteau et ses communs) et de culture (parcelles agricoles).

Certaines unités peuvent se rattacher à plusieurs milieux. C'est le cas des friches, issues d'activités humaines, qui peuvent être considérées comme des milieux ouverts (dynamique végétale naturelle). Les zones de chablis peuvent s'associer elles aussi aux milieux ouverts (forte luminosité au sol).

La faune et la flore

Les inventaires réalisés dans le cadre du dossier d'agrément de la R.N.R. ont permis d'identifier :

  • la flore
  • la faune : les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les insectes

La Flore

  • 178 espèces végétales ont été inventoriées sur le site dont une considérée comme assez rare en Ile-de-France, le Compagnon rouge (Silene dioica). L'intérêt de la flore réside plus dans sa diversité que dans sa rareté. Une gestion adaptée permettrait probablement l'apparition d'espèces rares voire protégées.

La Faune

  • Oiseaux : 36 espèces ont été recensées, toutes probablement nicheuses, parmi lesquelles deux sont particulièrement remarquables : la Fauvette babillarde et le Pigeon colombin. Cet inventaire ne doit pas être considéré comme exhaustif, car il ne tient pas compte des espèces migratrices et hivernantes qui utilisent le site comme lieu de halte ou d'alimentation.
  • Mammifères : la présence de la Pipistrelle commune, indique un potentiel d'accueil du site pour les chauves-souris.
  • Amphibiens : plusieurs espèces sont présentes (Alyte accoucheur / Alytes obstetricans, Grenouille agile / Rana dalmatica) parmi lesquelles une importante population de Crapauds communs / Bufo bufo.
  • Insectes : deux espèces menacées en Ile de France (Bourdon des saussaies / Bombus lucorum, Bourdon terrestre / Bombus terrestris) ont été recensées, ainsi que 9 espèces de libellules et 9 espèces de grillons et sauterelles.