DOSSIER : Pharmacie

Lettre à M. le Prefet de Seine et Marne (24/09/08)

Date du document : 24 Septembre 2012

Monsieur le Préfet de Seine et Marne
77010 MELUN Cedex

Emerainville, le 24 septembre 2008

Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur la situation d’une partie de ma commune depuis la fermeture de la pharmacie tenue par Monsieur OUEDRAGO.

Emerainville (7900 habitants) présente malheureusement une configuration géographique très particulière.

En effet, la ville est composée de 2 pôles (le bourg et Malnoue) distants de 3 km l’un de l’autre à travers bois, sans transports en commun réguliers les reliant.

Sur le Bourg, la pharmacie LAMAILLE existe depuis plusieurs années.

Sur Malnoue, depuis la fermeture de la pharmacie de Monsieur OUEDRAOGO, les 4000 habitants sont privés de pharmacie. Or cette partie de la ville abrite 2 crèches, une maison de retraite, un accueil de jeunes en désintoxication et surtout un grand nombre d’habitants dépourvus de moyens de locomotion.

Les problèmes judiciaires rencontrés par Monsieur OUEDRAOGO nous ont laissé envisager depuis très longtemps une fermeture de son officine, même si nous n’en connaissions pas la date.

Nous avons donc été très surpris qu’une licence soit accordée fin 2007 à Monsieur LAMAISON pour ouvrir une nouvelle pharmacie sur le bourg, puisque depuis le 1er janvier 2008 l’ouverture de toute nouvelle officine n’est plus permise sauf augmentation de la population, ce qui ne sera plus le cas sur Emerainville où l’urbanisation est achevée.

En effet, en prévision de la condamnation qui allait frapper Monsieur OUEDRAOGO il nous aurait semblé plus judicieux de surseoir à cette autorisation afin, le cas échéant, de réserver la possibilité d’une nouvelle licence sur Malnoue.

Le Conseil Régional de l’Ordre des Pharmaciens nous a appris que Monsieur OUEDRAOGO était frappé par une interdiction de vendre des médicaments remboursables par la sécurité sociale pendant 2 ans et qu’il était fort probable que son officine ne soit plus vendable en l’état.

Aujourd’hui, nous sommes donc confrontés à une situation ubuesque : 2 pharmacies distantes l’une de l’autre de 450 m très exactement (par route) pour 4000 habitants, et 4000 autres habitants privés de pharmacie à 3 km des premières.

En conséquence, je vous remercie de bien vouloir m’indiquer quels moyens peuvent être déployés pour permettre aux habitants de Malnoue de bénéficier des services d’une pharmacie accessible par tous ?

Dans l’attente de vous lire,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

Le Maire,

Alain KELYOR