DOSSIER : Presse

Lettre au Parisien (04/01/06)

Date du document : 04 Janvier 2006

Monsieur le Rédacteur en Chef
Le Parisien
53, rue de la crèche

77100 MEAUX

Emerainville, le 4 janvier 2006

Monsieur le Rédacteur en Chef,

J’accuse réception de votre courrier du 29 décembre (voir ci-dessous) dont je vous remercie.

Si effectivement, il n’y a pas eu de prise de position de votre part dans vos articles, il n’en demeure pas moins que :

- dans le 1er, vous citez le Préfet « c’est une arme de 6ème catégorie, en vente libre. Elle ne nécessite donc pas d’habilitation de la part de la préfecture….. Le maire d’Emerainville n’est pas dans une situation critiquable car les progrès techniques vont plus vite que les réglementations ».

- dans le second, vous citez Monsieur MASAMET « les Taser sont des armes potentiellement dangereuses, on ne peut pas les mettre entre toutes les mains »

J’ai pris bonne note de votre ignorance du mandat local de Monsieur MASAMET et de votre intention de faire paraître un 3ème article à ce sujet, dans lequel je pourrai réagir.

Je suis à votre entière disposition pour convenir d’un rendez vous à ce sujet.

Par contre, je ne connais toujours pas la décision de votre « service juridique » sur mes droits de réponses demandés en novembre et décembre 2005.

Je suis heureux de vous avoir « gâtés » en 2005, j’essaierai de mieux faire en 2006, mais j’attire votre attention sur le fait que vos articles, à mon sens, ne reflètent pas « l’action menée par le maire et son équipe municipale »

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Rédacteur en Chef, en l’expression de mes sentiments distingués.


Le Maire,

Alain KELYOR

 


Lettre du parisien

AGENCE DE MEAUX Seine-et- Marne

Meaux, le 29 décembre 2005

Monsieur le Maire,

J'ai bien reçu votre courrier du 15 décembre dernier, concernant notre article du 14 portant sur la réaction d'un syndicat de police nationale au sujet de l'armement des policiers municipaux de votre commune. J'y répondrai point par point.

Tout d'abord, il ne vous a pas échappé que nous avons parlé deux fois de l'équipement en Taser de vos agents communaux. Dans un premier temps, nous avons annoncé une première dans le département: le choix du Taser par une PM. Ensuite nous avons publié la réaction d'un responsable d'un syndicat de police nationale qui a alerté le préfet de Seine-et-Marne de ce choix. Il n'y a pas eu de prise de position de la part de notre journal dans cette affaire. Nous n'avons donc pas, contrairement à ce que vous affirmez, consacré deux articles "diamétralement opposés".

En revanche, après lecture du courrier que vous avez adressé à Julie CLORIS, je pense effectivement qu'un troisième article s'impose. Nous ignorions en toute bonne foi le mandat local de ce syndicaliste. Je regrette à cette occasion que vous n'ayez pas été interrogé pour réagir à ses propos. Sachez que je suis sensible aux arguments que vous développez dans ce courrier .

En ce qui concerne votre demande de droit de réponse du mois de novembre, je regrette qu'elle n'ait pas abouti. Nous l'avons transmise, comme toutes les demandes de cette nature, au service juridique de notre journal qui est chargé en interne de juger de la recevabilité d'une telle demande. Selon toute vraisemblance, cela n'a pas été le cas : la loi sur le droit de réponse est très formaliste. Toutefois, il aurait été souhaitable que vous soyez informé de la décision du service juridique.

Quant à notre prétendue intention de discréditer la commune d'Emerainville, loin de nous cette idée. Là comme ailleurs, nos articles ne sont que le reflet de l'action menée par le maire et son équipe municipale. Il est vrai que depuis le mois de septembre, vous nous avez gâtés. Mais vous oubliez que nous avons cité également des habitants du Clos de Malnoue et choisi une de vos concitoyennes pour poser une des 50 questions des Franciliens au président de la République. Nous n'avons qu'un but : informer nos lecteurs, qui sont aussi vos administrés, et mettre en perspective l'information locale.

Recevez, Monsieur le Maire, mes salutations respectueuses et mes meilleurs voeux pour l'année 2006.

Hugues TAILLIEZ


Responsable départemental adjoint des éditions de la Seine-et-Marne

Chef d'édition de la rédaction de la Seine-et-Marne nord