DOSSIER : Presse

Lettre à Liberation (20/12/05)

Date du document : 20 Décembre 2005

LIBERATION
Monsieur Marc PIVOIS
11, rue Béranger

75003 PARIS

Emerainville, le 20 décembre 2005

 

Monsieur,


Votre premier article intitulé « Rixe mensonge et vidéo » a déjà donné lieu de ma part à une mise au point qui semble ne vous être jamais parvenue. Veuillez en trouver copie ci-joint.

Je vous saurais gré, dans le cadre du droit de réponse et pour permettre à vos lecteurs d’avoir plus amples informations sur les sujets traités, de publier in extenso les remarques suivantes concernant votre deuxième article paru dans libération du 19 décembre 2005


« Les procès d’employés de la ville contre le maire UMP Alain KELYOR se multiplient »……..

Il existe actuellement 5 procès d’employés pour les raisons suivantes :

- 4 pour des désaccords de notation
- 1 pour des refus de congés site à une longue absence

Sur un effectif de 200 salariés, je vous laisse juge de l’importance des désaccords tant en nombre qu’en motifs !

« Une partie de la population commence à relever la tête » ………..


J’ai été élu en 2001 par 60, 49% des votants, alors qu’en 1995 « seulement » 59,41 % m’avait fait confiance. J’aimerais savoir quand ces habitants ont baissé la tête et quels éléments en votre possession vous permettent de le supposer

« Le Maire a refusé d’autoriser la manifestation du 10 Décembre 2005 » ………..

Il n’est pas dans les compétences d’un Maire d’autoriser ou pas une manifestation de rue. Tout cela est du ressort de Monsieur le Préfet.

Cette manifestation, comprenait peu d’habitants d’Emerainville, encadrés largement par des
Membres d’associations extérieures à notre commune.

De plus la Mairie n’était pas en cause puisqu’il s’agissait de dénoncer (dans l’esprit des organisateurs), « des violences policières et un excès de sévérité de la justice »

« Durant son premier mandat KELYOR (j’eusse aimé Monsieur, par politesse) s’emploie à remettre au pas les services communaux. La gauche a longtemps géré la ville et les employés sont plutôt rétifs à la nouvelle équipe »…………..

A ma connaissance, les employés communaux, après quelques appréhensions bien naturelles lors d’un changement de municipalité, n’ont pas ménagé leurs efforts pour nous aider à assainir la situation municipale.

La gauche n’a jamais été bonne gestionnaire, et je vous renvoie aux articles de l’époque sur la situation de quasi faillite que nous avons trouvée en arrivant. (Cantines perçues des parents mais non réglés au restaurateur depuis plus d’un an, factures dans les tiroirs, assurances non réglées depuis plus d’un an etc...)

« Pour le seconder il fait venir des directeurs des services à poigne. »………….

Aucun directeur de service n’a été accusé d’avoir « piqué dans la caisse »

Depuis notre élection en 1995, nous n’avons eu qu’un Directeur des Services avec qui nous avons d’ailleurs travaillé en bonne entente. Il est aujourd’hui Président socialiste du Conseil Général de Seine et Marne. Est-ce à lui que vous faites allusion ?

Nous avons ensuite recruté successivement, 3 Directrices des services.

J’attire votre attention sur la loi d’amnistie et les conséquences de sa violation.

« Concept maison la « décohabitation »………….

Le fait de m’attribuer ce concept me fait honneur, mais la décohabitation est le cheval de bataille de tous les parlementaires qui ont travaillé sur la polygamie.

Ainsi pour Emerainville, une convention a été signée le 15 mars 2004 avec l’Etat, et le GIP HABITAT afin de mobiliser tous les services sociaux pour permettre la décohabitation des femmes polygames (la polygamie est interdite par la loi) qui le souhaitent.

Je vous signale que la préfecture de Seine et Marne refuse le renouvellement des cartes de séjour des polygames, en application des dispositions législatives de 1993.

Il ne s’agit donc pas de « convaincre » les épouses de quitter le cercle familial, mais de les écouter et de prendre en compte leur demande afin de les aider et de garantir leurs droits.

D’autres quotidiens que le votre, ont consacré des articles à « l’occupation amicale » de mon bureau par des femmes africaines et leurs enfants, pendant plusieurs jours.

Leur revendication portait sur l’attribution d’un logement afin de quitter leur mari. Certaines ont déposé des demandes depuis plusieurs années mais aucun bailleur social n’accepte leur candidature !

Toutes souhaitent quitter le quartier du Clos d’Emery et ses environs afin, selon elles, que leurs enfants ne sombrent pas dans la délinquance.

Aussi, lorsque nous acquérons des logements pour réaliser leur souhait, il est pour le moins curieux que vous nous en reprochiez l’éloignement. L’éloignement de quoi d’ailleurs ?

Des milliers de banlieusards partent « loin » de leur logement d’origine, pour se rapprocher de leur travail, pour trouver un meilleur cadre de vie ou tout simplement pour pouvoir obtenir une habitation compatible avec leurs moyens financiers.

« Le désenclavement « ……………..a été fait dans le cadre de la politique de la ville, et avec l’assentiment de la population du Clos et de la ZUS pour permettre notamment aux services de police et de secours, d’intervenir rapidement dans un quartier qui se terminait en impasse, et « ouvrir » (au sens figuré du terme) l’ensemble de la ville aux habitants du Clos.

« Manque de candidat FN aux derniers cantonales Emerainville-Champs »………….
Que prouve le fait qu’il n’y ait pas eu de candidat FN aux dernières élections cantonales ?

Si vous cherchez bien, vous trouverez de nombreux cantons dans la même situation, car ce parti n’est pas en capacité d’en présenter partout

Pourquoi écrivez vous que mon adversaire Monsieur DAURIAC se défend d’être raciste ? Pensez vous qu’il y ait un doute ?

« Une salle de prière à Emerainville »……….

La commune n’a jamais alloué de salle de prière au Clos, elle ne peut donc « en élargir les horaires », quant à Monsieur CAMARA Makan, il ne m’a jamais été présenté comme porte parole de la communauté africaine.

« Le club coquin »………

Que veut dire cette appellation ?

la SCI ROYLEK dont je suis associé a été propriétaire d’un terrain dans lequel un locataire exerçait une activité de loueur de voitures.

Après le départ de ce locataire, j’ai cédé la totalité des parts de cette société et à ce jour le terrain est inexploité.

Ce terrain est situé dans le prolongement du club que vous nommez coquin. C’est tout le rapport qu’il peut exister entre ces deux entités et c’est bien maigre pour intéresser vos lecteurs

Je suis naturellement à votre disposition pour vous démontrer, preuves à l’appui, tout ce que je viens de vous écrire.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.


Le Maire,

Alain KELYOR