DOSSIER : Presse

Lettre au Parisien (14/11/05)

Date du document : 14 Novembre 2005

LE PARISIEN
Monsieur CORDILLOT
53, rue de la crèche

77100 MEAUX

N/REF AK/CM

Emerainville, le 14 novembre 2005

Monsieur,

Votre article du 10 novembre 2005 article intitulé : « Emerainville : la mairie incendiée » n’a pas manqué de me surprendre.

Je pensais naïvement que votre connaissance d’Emerainville et de ses réalités, la qualité des relations que vous entretenez avec la Mairie vous avaient permis d’échapper à la « langue de bois » (spécialité du monde politique paraît-il) et des articles stéréotypés qui ne trompent plus personne et qui continueront à diminuer l’audience de la presse en générale dans notre pays.

Le Parisien a semble-t-il adopté depuis quelques années, une ligne éditoriale qui consiste à défendre parfois hypocritement l’indéfendable, mais rendre ce que vous appelez mon « franc parler » responsable de l’attaque de la Mairie d’Emerainville relève d’une irresponsabilité certaine et d’un manque d’analyse sérieuse de la situation française et notamment du Val Maubuée,.

Irresponsabilité, parce qu’une fois encore vous légitimez en quelque sorte, des actes totalement illégaux et répréhensibles pénalement (ce que vous vous gardez d’écrire par ailleurs)

Manque d’analyse sérieuse : des destructions beaucoup plus importantes ont eu lieu comme vous devez le savoir dans la France entière et naturellement dans les autres communes du Val Maubuée sans pour autant que les Maires de ces communes n’aient écrit des articles similaires aux miens (et pour cause : ils sont responsables de l’urbanisation de l’ensemble des 6 communes intéressées et d’une partie importante des problèmes que nous y rencontrons)

Ainsi, je ne pense pas que les actes de vandalisme commis sur des bâtiments institutionnels

-à Champs : commissariat
- à Lognes : poste de police, lycée
- à Torcy : hall de la mairie, centre technique municipal, poste de police municipale, MJC, local municipal de l’association « Mosaique », terrains de tennis
- à Noisiel : commissariat

soient liés de près ou de loin à des termes employés dans une lettre du Maire d’Emerainville, termes que je ne regrette pas, qui ont été déformés, mal présentés (avec votre concours actif), jamais analysés et utilisés peu de temps après moi par le Préfet d’Oujda au Maroc, à propos des tentatives d’immigration africaine (le Figaro du 11 octobre 2005)

Comme chacun le sait, le délit de racisme ne peut être commis que par un Français de souche, un Préfet Marocain ne peut même pas être soupçonné d’une telle pensée.

Afin de rétablir l’exactitude des faits, je vous saurais gré de bien vouloir reproduire la présente lettre dans vos colonnes, sous le titre « droit de réponse », dans un délai de 3 jours après réception de la présente, conformément à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Le Maire,

Alain KELYOR