DOSSIER : Les lettres à l'opposition

Lettre à M. DAURIAC (05/12/07)

Date du document : 05 Décembre 2007

Monsieur Jean-Francis DAURIAC
Conseiller Municipal

Emerainville, le 5 décembre 2007

Monsieur le Conseiller Municipal,

J’ai bien reçu votre courrier du 22 novembre dernier (voir ci-dessous) (parvenu le 27 en mairie), en réponse à ma lettre du 13 écoulé.

Pour y faire suite, je vous prie de trouver ci-joint copie des lettres qui m’ont été remises par Madame Chantal BEAUDRY et Monsieur Patrick ORIA qui m’indiquent avoir déposé l’original dans votre boîte à lettre de la Maison de la Gauche, début septembre.

Sachez que j’apprécie modérément vos insinuations sur le fait que ces missives auraient été rédigées à ma sollicitation. Je vous rappelle que j’essaie, dans le cas d’espèce, d’agir en médiateur et non pas en incendiaire !

Vous mettez également en doute l’intégrité intellectuelle des salariés concernés puisque vous vous réservez le droit de jugez si « leur démarche est réellement personnelle et sincère ».

Je regrette que vous vous enfermiez dans un raisonnement stérile selon lequel

  1. vous présentez depuis plusieurs années les élus de la liste majoritaire comme dépourvus de raisonnement propre, appliquant bêtement mes décisions.
  2. Aujourd’hui, ce serait le personnel qui serait incapable d’une démarche personnelle, (et peut être même de faire une lettre) et qui s’adresseraient à vous sans doute sous la menace ?

Vous avouerez que vous ne m’aidez pas à mener une tentative de médiation sous les meilleurs auspices !

Le blog sur lequel ils estiment avoir été censurés, est celui de l’association qui porte le même nom que votre liste pour les élections municipales, et que le groupe que vous présidez au sein du Conseil Municipal. Il ne doit donc pas vous être totalement inconnu.

Pour terminer, je voudrai vous informer qu’un Maire n’a pas le « souci » mais l’obligation de protéger, non pas des « administrés », mais les salariés de la commune, et que cette disposition est contenue dans le CGCT.

En outre, dans l’affaire à laquelle vous faites référence, la Cour a bien reconnu que la diffamation était réelle et le procès n’a été perdu qu’en raison du mauvais choix de l’article sur lequel la défense s’est appuyée. J’en ai été désolé pour les policiers municipaux qui avaient été eux aussi humiliés par vos propos.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller Municipal, l’expression de mes sentiments distingués.

Le Maire,

Alain KELYOR