DOSSIER : Sécurité

Lettre à M.le Ministre de l'Intérieur - Insécurité Emerainville

Date du document : 03 Septembre 2012

Monsieur Manuel VALLS

Ministre de l’Intérieur

Place Beauvau

75800 PARIS

                                                                         

 

                                                                                  Emerainville, le 3 septembre 2012

Monsieur le Ministre,

Je me permets d’attirer votre attention sur les faits suivants :

La commune d’Emerainville (en Seine et Marne), comme toutes les villes de banlieue, connaît des cas de délinquance.

Fort heureusement, ils n’atteignent pas le niveau de ceux que l’on peut rencontrer dans de plus grosses villes, mais comme ce sont pour la plupart des faits d’incivisme, ils pourrissent la vie de mes administrés.

La commune met en œuvre tous les moyens dont elle dispose pour les combattre (police municipale armée 7 jours sur 7, vidéo protection, etc…) mais se heurte parfois à l’incompréhension.

Ainsi, les bailleurs sociaux et les locataires de certains immeubles nous requièrent fréquemment pour nous signaler des regroupements de jeunes dans les cages d’escalier.

A l’occasion de l’une de leurs rondes, les policiers municipaux ont pu dresser un procès verbal à l’encontre d’individus qui « campent » en permanence dans une cage d’escalier, qui la détériorent, créent des nuisances sonores et olfactives aux locataires, etc…

Quelle n’est donc pas notre surprise en apprenant que tous les procès verbaux, qu’ils soient établi en fonction du code de l’Habitat ou du Droit Pénal, ont été classés sans suite par le TGI de Meaux, au motif qu’il n’y avait aucune plainte de déposée.

Les contrevenants n’ont donc pas été poursuivis et narguent désormais les policiers et les habitants de l’immeuble.

Cette réponse m’interpelle :

1°) à ma connaissance, la loi ne prévoit pas qu’une plainte soit nécessaire

2°) il est évident que dans ces circonstances, personne ne déposera plainte par peur des représailles.

3°) le constat des faits par des policiers assermentés ne serait d’aucune utilité

Doit-on en conclure que les textes ne peuvent donc pas être appliqués ?

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’indiquer quelles sont les mesures gouvernementales qui pourraient être mises en œuvre afin de permettre la résolution de telles nuisances.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération.

Le Maire,

Alain KELYOR