DOSSIER : Gens du voyage

Lettre à la direction de la sécurité de la RATP

Date du document : 04 Juillet 2012

Monsieur Jean- Marc NOVARRO
Commissaire divisionnaire
Direction de la sécurité de la RATP
191, rue de Bercy
75012 PARIS

 

 Emerainville, le 4 juillet 2012

Monsieur le Commissaire Divisionnaire,

Comme vous en avez sans doute été informé par les machinistes des autobus traversant le Hameau de Malnoue sur la commune d’Emerainville, nous subissons actuellement l’installation de campements sauvages de Roms et de Bulgare dont le nombre est estimé à 300 environ.

Depuis leur arrivée (il y a environ 4 mois), les habitants sont exaspérés par les facilités qui semblent leur être accordées par la RATP.

En effet, au cours d’une réunion publique sur ce sujet, en présence de M. le Commissaire de police de Noisiel, il nous a été indiqué que tous les matins, à partir de 7 h environ, vos autobus sont utilisés par une vingtaine de Roms qui s’approprient bien évidemment les places assises, mais qui, surtout, n’acquittent aucun titre de transport.

Un usager nous a même rapporté qu’il en avait fait la remarque au conducteur et qu’il lui avait été répondu que « la direction avait donné des instructions pour ne pas faire de vagues… »

Vous comprendrez j’en suis certain, qu’une telle situation n’est pas acceptable et qu’il est totalement anormal que vos usagers qui paient, soient contraints d’attendre de pouvoir monter dans les autobus suivants.

J’ai donc demandé à la police municipale d’être présente le matin à l’arrêt « Ancien Monastère ». Malheureusement, il semble que vos employés acceptent de faire monter « les resquilleurs » aux arrêts suivants sur la commune de Noisy le Grand.

Enfin, je vous signale que le 212 est utilisé par les collégiens d’Emerainville qui tous sont rattachés au collège Pablo Picasso de Champs sur Marne, dès la 6ème c'est-à-dire dès l’âge de 11 ans. L’inquiétude des parents me semble parfaitement compréhensible.

En outre, nous avons été saisis de l’inquiétude des passagers quant aux risques sanitaires que représentent ces utilisateurs qui vivent sans eau, sans sanitaires, sous des bâches, dans les bois de Champs sur Marne.

Je vous remercie de bien vouloir me faire connaître les mesures que vous comptez mettre en place pour permettre un retour à des conditions de transport normales, afin que je puisse rassurer mes administrés.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire Divisionnaire, l’expression de mes sentiments distingués.

  Le Maire,

  Alain KELYOR