DOSSIER : Gens du voyage

Courrier à France Télécom suite aux vols de câble à répétition

Date du document : 29 Mai 2012

FRANCE TELECOM
6, place d’Alleray
75015 PARIS

Emerainville, le 29 mai 2012

Monsieur,

Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, les 4000 habitants du Hameau de Malnoue (sur la commune d’Emerainville) et les occupants des 4 zones industrielles (plus d’une centaine d’entreprises comme La Grande Récré, But, Ponticelli, etc…) sont régulièrement privés de télécommunications (téléphone, internet, télévision) en raison de vols de câbles dans vos fourreaux.

A titre d’exemple, une coupure a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 mai avec rétablissement le 18 après-midi.

Une nouvelle coupure, pour les mêmes causes, au même endroit, est intervenue le 21 à 22 h 30 (soit 3 jours après la réparation).

Cela pourrait paraître anecdotique si ce n’était la 5ème fois en moins de 18 mois !

Cette situation est inadmissible :

1°) sur le plan économique puisque toutes activités des entreprises sont gelées.
En outre, comme vous le savez, elles sont désormais soumises aux exigences des diverses administrations (dont l’administration fiscale) qui les contraint à télécharger leurs déclarations.

2°) sur le plan humain : nombre de personnes seules sont totalement isolées. A titre d’exemple, il est impossible d’appeler le médecin, les laboratoires, etc…

3°) sur le plan commercial puisqu’aucune information n’a été fournie à vos clients et à ceux des utilisateurs de vos fourreaux. Un simple boîtage d’explication et présentant des excuses aux victimes, pour un coût avoisinant les 350€ n’aurait pas été superflu, car il est bien évident que les clients de Bouygues ou de Free par exemple, ne vous contacteront pas puisqu’ils ignorent votre implication.

4°) sur un plan technique : combien de fois allez-vous procéder au remplacement des câbles volés avant de décider de protéger vos relais ?

Je trouve particulièrement scandaleux une telle attitude de la part d’une entreprise comme France Telecom.

Le fait de détenir un monopole (puisque les zones industrielles d’Emerainville ne sont desservies que par des fourreaux vous appartenant) ne vous autorise pas à agir avec autant de légèreté et de laxisme.

Les entreprises sont excédées, les habitants au bord de la crise de nerfs et s’adressent, bien évidemment, à la mairie à qui vous n’avez pas non plus daigné fournir la moindre explication.

Je suis las de recevoir des chefs d’entreprises et mes administrés à qui je ne sais quoi répondre, et d’être réceptionnaire des griefs qui vous sont destinés.

En conséquence, vous voudrez bien m’indiquer les mesures immédiates que vous comptez prendre pour remédier à cette situation.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de mes salutations.

Le Maire,
Alain KELYOR