DOSSIER : Gens du voyage

Lettre à M.MONZANI - Prefet de Seine et Marne (9/05/2012)

Date du document : 09 Mai 2012

Monsieur Pierre MONZANI

Préfet de Seine et Marne

Préfecture de Seine et Marne

12 rue des Saints-Pères

77010 MELUN CEDEX

N/REF AK/CM

Emerainville, le 9 mai 2012

 

Monsieur le Préfet,

Par mon courrier du 28 mars, je vous rappelais mes lettres des 23 aout et 1er septembre 2011 concernant les nuisances engendrées par l’installation anarchique de nomades, sur le territoire de Champs sur Marne mais en limite d’Emerainville.

1°) le camp sauvage installé depuis des décennies sur un terrain de l’Etat, alors que celui-ci est dans l’incapacité de faire appliquer la loi en vigueur et ne parvient pas à expulser une population de nomades qui vit sans eau, sans sanitaires, dans un état d’insalubrité totale.

Lors de votre visite en juillet 2011, vous m’aviez assuré de son évacuation imminente.

2°) l’installation de 2 camps de Roms depuis quelques mois. Dans mon courrier du 28 mars, je vous indiquais qu’ils étaient environ 150. Aujourd’hui, selon le commissariat, on recense environ 300 « habitants » de cahutes, recouvertes de bâches.

Depuis leur arrivée, une recrudescence de cambriolages a été enregistrée. Des habitants du Hameau de Malnoue ont été victimes d’agression, la police municipale est en alerte permanente pour soit chasser les mendiants qui importunent les émerainvillois, soit empêcher les tentatives d’installations dans le Bois de Célie.

Récemment, des promeneurs nous ont signalé la présence de Roms dans la Réserve Naturelle Volontaire, lieu protégé en raison de sa flore et de sa faune remarquables.

Devant l’ampleur du problème, les moyens humains et matériels dont dispose la mairie et le commissariat ne nous permettent plus d’assurer le respect de l’environnement sur la totalité de la superficie de la commune, ni la tranquillité des Emerainvillois dont l’exaspération croît de jour en jour.

Je suis parfaitement conscient qu’Emerainville n’est que l’une des 514 communes de Seine et Marne, et qu’elle n’est certainement pas comparable à Meaux et Provins où une telle situation ne serait pas tolérée aussi longtemps.

Malgré tout, je vous implore de mettre en œuvre tous les moyens de droit pour faire respecter les textes en vigueur et démontrer à mes administrés que l’on ne peut pas narguer l’Etat français impunément, aussi longtemps et dans de telles proportions.

J’espère sincèrement qu’il vous sera possible d’accorder votre attention à la présente et d’y donner une suite, contrairement à mes courriers précédents qui n’ont pas reçu de réponse.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.

Le Maire

Alain KELYOR