DOSSIER : Les lettres du Maire

Insécurité : enfin les socialistes en parlent (juillet 2006)

Date du document : 15 Juillet 2006

Petit à petit, les problèmes de sécurité dans notre pays semblent intéresser l’opposition nationale et municipale actuelle.

Phénomène de mode ? Désir d’être élu aux prochaines élections ? Concurrence entre candidats ? Passage obligé pour être « dans le vent » ?
Tout cela à la fois sans doute mais sûrement pas le désir de résoudre le problème par les seuls moyens possibles : la réforme de nos lois et la fermeté.
La prévention a montré ses limites, il faut certes la poursuivre mais notre pays a-t-il les moyens de l’augmenter ?

La gauche reconnaît qu’elle a trop longtemps sous estimé l’insécurité, et dans son cas c’est un doux euphémisme...
Aujourd’hui, elle dénonce l’insuffisance des moyens donnés à la police et à la justice par l’Etat ce qui ne date pas d’hier, mais de 1981 à 1995, période pendant laquelle l’angélisme de gauche exerçait une dictature complète sur les élites de la nation (il continue, mais dans une moindre mesure).

Il est vrai que la sécurité du citoyen est de la responsabilité de l’Etat mais assurer la tranquillité d’usage de la voie publique n’a jamais été la tâche première de la police nationale.

De plus si l’insécurité est effectivement de la responsabilité de l’Etat encore faudrait-il que les communes, les SAN, les communautés d’agglomération, etc... ne créent pas eux-mêmes les conditions propres à l’augmenter.
L’urbanisation des 6 villes du SAN du Val Maubuée en est un exemple parfait.

L’article du Parisien du 28 juin 2006 intitulé « Pauvreté : la Ville Nouvelle atteint la cote d’alerte » devrait sans doute faire réfléchir les dirigeants du SAN et de l’EPAMARNE .
Une introspection s’impose d’urgence, suivie immédiatement d’une repentance et d’excuses publiques, car ces personnalités qui ont eu tous les pouvoirs, ont conclu avec les gouvernement successifs de droite comme de gauche une multitude de contrats, ont perçu des subventions importantes, et s’aperçoivent aujourd’hui que :

• La situation sociale des habitants du Val Maubuée est celle des habitants de Seine St Denis.

• Dix quartiers cumulent les difficultés et ne profitent pas des atouts des autres secteurs

• Il existe des ghettos

• Le taux des logements sociaux est égal à 34 % contre 18, 5 % pour l’ensemble de Marne la Vallée (où est la mixité sociale ?)
• Le commissariat du Val Maubuée arrive en tête de l’Ile de France en terme de progression de la délinquance (+ 45,99 %)

A qui la faute ? Aux gouvernements ? Aux habitants ? Aux élus d’Emerainville qui n’ont cessé depuis 1995 de dénoncer ces politiques irresponsables ? Aux moyens financiers qui trop souvent ont permis au SAN
de régler des charges de fonctionnement ubuesques.

A quoi sert aujourd’hui de tirer la sonnette d’alarme alors que
le mal est fait et qu’il provient
uniquement de l’application stupide d’une idéologie totalement déconnectée de la réalité ?


La demande d’inscription de l’agglomération comme site prioritaire dans le cadre des futurs contrats
urbains de cohésion sociale (remplaçant des contrats de ville) ne changera rien.

Les Maires sont des Officiers de
police judiciaire et doivent de ce fait participer au maintien de l’ordre
local qui ne relève pas intégralement de la présence policière.

La création d’une police municipale pour pallier les carences de l’Etat oblige les contribuables à payer deux fois leur sécurité : à l’Etat
et à la commune et j’ai, depuis longtemps, dénoncé cet état de fait.

Mais les communes doivent elles ne rien faire et supporter l’insécurité ? L’opposition municipale, empêtrée dans ces contradictions, est bien incapable de répondre.
A Emerainville,
La quasi-totalité de la population apprécie la police municipale et ses actions.

• les infractions relevées au stationnement sont peu nombreuses et ne portent que sur des cas spécifiques .

• les infractions à la circulation sont le résultat de graves manquements à la loi ; défaut de permis de conduire, excès de vitesse dans la ville, non respect des stops ou des feux rouges, qu’il convient de sanctionner avec la plus extrême sévérité même si l’opposition municipale les considère comme secondaires, voire insignifiantes.

• les policiers municipaux n’ont pas qu’une mission répressive, ils doivent également accomplir des tâches administratives sans pour autant (et c’est un vieux réflexe de la gauche même lorsqu’elle désire évoluer), que leur présence soit choquante ou inquiétante.

Un policier municipal, qui apporte à des Emerainvillois du courrier de la Mairie pendant ses tournées dans la commune, un policier municipal qui accompagne une personne âgée pour retirer un mandat à la poste, etc.. accomplit une mission au même titre que ses collègues de l’éducation, du CCAS ou des autres services municipaux dont le travail de bureau est plus sédentaire et qui connaissent moins bien les rues de notre ville.

Quant à la collaboration Police municipale/Police nationale, elle est parfaite à Emerainville et résulte d’un contrat intercommunal de sécurité et d’une convention de coordination passée entre la ville et l’Etat.

Pour finir, s’il convient de regretter la fermeture du bureau de la police nationale, rue d’Emery, il faut avoir l’honnêteté de préciser que le manque de moyens en hommes et en matériel du commissariat de Noisiel, n’en est pas la cause unique et principale. Le local en question n’était pas adapté. Il s’agissait d’un appartement classique trop exigu pour permettre de recevoir des usagers avec un minimum de discrétion.

Devinez qui a donné et aménagé ce local ? Le SAN bien sûr !!