DOSSIER : Les lettres du Maire

Discours journée de la déportation (avril 2006)

Date du document : 15 Avril 2006

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes chaque année réunis le dernier dimanche d’avril, pour nous souvenir et rendre hommage aux victimes de la déportation.

Pour la totalité des français, le terme de déportation évoque cette tragédie que connu notre pays, mais aussi une grande partie de l’Europe, pendant la dernière guerre mondiale.

Mais malheureusement, le régime nazi n’est pas le seul responsable des déportations.

Depuis le 16ème siècle, de nombreux peuples ont été victimes de cet exil forcé, convoyés dans de telles conditions que beaucoup mourraient en route.
Les Acadiens, les Africains, les aborigènes d’Australie, les 5000 communards déportés en Nouvelle Calédonie.

Nous devons aussi rendre hommage à ceux qui furent déportés dans des temps beaucoup moins lointains : les rares rescapés du génocide arménien, les Tchétchènes déportés par Staline en 1942, les condamnés aux camps des pays de l’Est, d’Asie, où le totalitarisme rouge est à l’origine de déportations massives qui provoquèrent la mort de plus d’une centaine de millions d’hommes, de femmes ou d’enfants.
Ces pratiques ont eu lieu et existent encore actuellement dans de nombreux pays.

C’est à ces hommes et ces femmes, victimes désignées pour la couleur de leur peau, leurs idées politiques, leur classe sociale, leur religion, que nous devons rendre hommage.