DOSSIER : Les lettres du Maire

Gens du voyage 3 (septembre 2005)

Date du document : 15 Septembre 2005
La Mairie s’oppose à la création d’un nouveau camp d’accueil des gens du voyage, en limite de Malnoue.
 

Lors de sa séance du 20 juillet dernier, le Conseil Municipal de Noisy le Grand s’est déclaré favorable à la réalisation d’une aire d’accueil à l’emplacement de l’ancienne déchetterie. Nous vous prions de trouver ci-dessous les courriers qu’Alain KELYOR a immédiatement adressés au Député-Maire socialiste de Noisy le Grand, ainsi qu’au Préfet de Seine et Marne pour tenter de faire avorter le projet.

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Emerainville, le 16 août 2005
Monsieur Michel PAJON
Député Maire
Hôtel de Ville

93160 - NOISY LE GRAND


Monsieur le Député Maire,

L’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Richardets m’a transmis le compte rendu de la séance de votre Conseil Municipal du 28 juillet 2005, séance au cours de laquelle la réalisation de l’aire d’accueil des gens du voyage aux Richardets, à l’emplacement actuel de la Déchetterie.

Je me permets d’attirer votre attention sur les nuisances que ce lieu d’implantation (à la limite de nos deux communes) occasionnera aux habitants du hameau de Malnoue qui supportent déjà :

- l’autoroute A 4,
- les avions et les hélicoptères de l’aérodrome de Lognes-Emerainville,
- une aire illégale de stationnement des gens du voyage de Champs Sur Marne, en lisière de notre commune,
- une aire de stationnement des gens du voyage de Noisiel.

Sans vouloir entrer dans une polémique sur :

- le bien fondé du lieu choisi (une déchetterie qui, sur le plan environnemental, a sans doute laissé des traces),
- l’aspect juridique et urbanistique du projet. Le Plan d’Occupation des Sols en vigueur dans votre ville classe l’endroit choisi en « zone industrielle » et y interdit les terrains de camping et le stationnement des caravanes,
- l’aspect réaliste de la décision. Le terrain ne semble pas assez grand pour le nombre de caravanes prévues,

il me semble qu’une concertation aurait pu avoir lieu entre nos deux communes, compte tenu des conséquences importantes de votre décision sur la vie des habitants des Richardets et de Malnoue.


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Emerainville, le 6 septembre 2005

Monsieur Jacques BARTHELEMY
Préfet de Seine et Marne

77010 MELUN cédex


Monsieur le Préfet,

En date du 16 août dernier, j’ai adressé à Monsieur le Député Maire de Noisy le Grand (93) un courrier relatif à la réalisation d’une aire de gens du voyage à l’emplacement actuel d’une déchetterie, en limite de ma commune.

Je me permets de vous rappeler la configuration particulière de la ville d’Emerainville, puisque notre commune est composée de 2 pôles de 3 500 habitants chacun, séparés l’un de l’autre par 3 km d’espaces boisés : le Bourg et le Hameau de Malnoue.

Malnoue accueille une aire intercommunale (Noisiel/Emerainville), mais supporte aussi un camp sauvage, sur le territoire de Champs sur Marne. Cette installation est située à plus d’un kilomètre de la première habitation campésienne, mais en limite des premiers immeubles de notre ville. J’ajoute en outre, que sa population, incontrôlable en raison du caractère illégal de l’aire, cause des troubles à l’ordre public fort connus des services de police.

Or, le terrain retenu par la ville de Noisy le Grand pour y créer une aire d’accueil de 25 places, jouxte les habitations de Malnoue et bien sur, est très éloigné du centre de Noisy le Grand.

Le Conseil Municipal et moi-même comprenons fort bien le besoin de création d’emplacements destinés aux gens du voyage, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre commune s’est mise depuis fort longtemps en conformité avec la loi à ce sujet.

Par contre, il nous paraît totalement aberrant de pouvoir supposer qu’un village de 3 500 habitants, doté de très peu d’équipements, de transports et de commerces, puisse être « cerné » sur 3 côtés de ses limites, par des camps de nomades.

Pour toutes ces raisons, et devant l’émotion créée par cette annonce, je vous serais reconnaissant de bien vouloir vous rapprocher de Monsieur le Préfet de Seine Saint Denis, afin qu’une politique cohérente soit menée dans ce domaine, entre les deux départements.

Dans l’attente de vous lire à ce sujet,

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de ma considération distinguée.