DOSSIER : Intercommunalité

Lettre à M. HUCHON (16/03/10)

Date du document : 16 Mars 2010

Monsieur Jean-Paul HUCHON
Président du CONSEIL REGIONAL
D’ILE DE FRANCE
Rue Barbey de Jouy

75007 PARIS

Emerainville, le 16 mars 2010

Monsieur le Président,

J’ai bien reçu votre courrier du 19 février (voir ci-dessous) (parvenu en mairie le 11 mars de la même année)

Les services de  la région ile de France, ne peuvent  pas ignorer qu’ Emerainville est située en ville nouvelle, et membre d’une intercommunalité : le SAN du Val Maubuée dont le président est Monsieur Michel RICART, Maire socialiste de Lognes.

Ils ne peuvent pas ignorer davantage que la médiathèque dont la première pierre a été posée le 13 février est un édifice intercommunal, commandé, décidé et programmé par cette intercommunalité.

Le Maire d’Emerainville n’a donc aucune compétence de près ou de loin pour toutes les cérémonies concernant cette structure.

J’ai été convié à la cérémonie, j’ai été consulté sur la date et l’heure, mais sans avoir accès à la liste des invités.

Votre demande du 26 janvier de bien vouloir surseoir à la manifestation en raison de la période électorale ne m’a pas été adressée.

Il s’agit sans doute d’une troisième erreur de vos services.

Lors du dernier conseil syndical du 11 mars 2010, j’ai donné connaissance de votre lettre aux élus de gauche présents (ils sont majoritaires).

Cette lecture n’a pas intéressé grand monde : les communistes sont sortis de l’hémicycle pour marquer leur manque d’intérêt, quant au Président RICART, il ne m’a pas donné l’impression de vouloir vous présenter des excuses, se bornant à déclarer que la Région sera invitée comme tous les autres financeurs, lors de l’inauguration officielle.

Vous  comprendrez qu’à ce stade, je ne veuille pas me mêler de vos querelles politiques internes.

Par contre, la lecture de votre missive m’apprend que le Conseil Régional a participé au financement de la médiathèque (due depuis 20 ans à la commune d’Emerainville) en attribuant une subvention de 564 486€.

Je me demande si le SAN, qui aurait du financer cette structure (en utilisant notamment la taxe professionnelle perçue aux lieu et place de la commune), n’a pas profité de l’effet d’aubaine que représentent les crédits débloqués dans le cadre du CUCS pour financer à bon compte cet investissement, réduisant d’autant les crédits disponibles pour les autres actions.

Croyez que j’ai été très sensible à votre mécontentement et que comme vous j’espère qu’il s’agit d’un affreux malentendu.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président mes salutations distinguées.

Le Maire,

Alain KELYOR