DOSSIER : Intercommunalité

Lettre à M. RICART (01/07/07)

Date du document : 01 Juillet 2007

Monsieur Michel RICART
5, place de l’Arche Guédon
77200 TORCY

Emerainville, le 1er juillet 2007                                                                          

Monsieur le Président,

La note sur la proposition de contrat d’objectifs et de moyens 2008/2012 de la Scène nationale de la Ferme du Buisson appelle de la part des élus d’Emerainville délégués au SAN, les remarques suivantes :

1°) COUT
La Ferme du Buisson coûte au SAN (et donc aux 6 communes le composant), les sommes suivantes :
           
- entretien et aménagement des 6 500M2 couverts mis à la disposition du CAC          160 000€
- subvention annuelle versée par le SAN                                                                  1 918 000€
                                                                                                                                
Auxquelles il convient d’ajouter
           
- mise à disposition d’un gardien  à plein temps, dont le salaire et les charges annuelles y afférant, sont réglés par le SAN ;

Comme nous l’avons déjà exprimé à plusieurs reprises, ces sommes sont disproportionnées aux regard des services rendus d’une part, mais surtout des moyens financiers de l’Intercommunalité qui présente un endettement considérable.

2°) A ma connaissance, peu d’Emerainvillois fréquentent la Ferme du Buissons et ce, pour plusieurs raisons

- programmation bien trop élitiste au regard de la sociologie du Val Maubuée en général
- manque total de transports en commun pour s’y rendre
- communication insuffisante sur la commune

En conséquence nous sommes loin de considérer la Ferme du Buisson « comme un lieu de vie largement ouvert sur la ville où chacun peut se retrouver tout au long de l’année ».

En ce qui concerne le partenariat entre l’association et notre commune, nous nous interrogeons encore à ce jour sur son existence.

Je vous rappelle
- que les élus d’Emerainville ont systématiquement été évincés de toute représentation auprès de l’association. Aucune relation n’existe ou n’a existé entre notre commune et le CAC.

Pire, nous avons encore en mémoire l’Opéra d’enfants, qui réunissait les élèves d’écoles élémentaires d’Emerainville, de Tolentino, de Lilienthal et de Slovénie, salué comme une « première » à l’échelon national et européen, annoncé sur FR3 et dont nous avons du annuler la représentation en raison du refus du CAC de nous louer la salle, sans daigner nous fournir le moindre motif ou nous proposer d’autres dates.

J’ignore les relations qui existent entre la direction de la Ferme du Buisson et la Présidence du SAN, mais je me permets de vous rappeler qu’à l’époque, même votre intervention a reçu une fin de non recevoir !

Nous avons noté par ailleurs les problèmes de gouvernance qui existeraient et qui ont sans doute justifié le refus d’intégrer des élus d’Emerainville dans cette association.

Le fait que la note précise un certain nombre de points juridiques évidents et connus de tous nous interpelle au plus haut point.

Enfin, nous contestons le nombre de jours de mise à disposition des locaux pour l’Intercommunalité : 4 jours par an, ce qui correspond aux jours nécessaires pour préparer et réaliser les vœux du SAN uniquement !

En conclusion, que l’intercommunalité du Val Maubuée s’entête dans une opération dite de « prestige » en entretenant une scène nationale au-dessus de ses moyens, relève à nos yeux de la même stratégie que

- le Conseil Régional d’Ile de France qui finance un musée Allende à Santiago du Chili (pour un montant supérieur à celui attribué par l’Etat Chilien) « afin de permettre aux Chiliens résidant en France de penser à l’Ile de France lorsqu’ils passent leurs vacances au pays », alors que les transports en commun dont il a la charge souffrent cruellement de manque de moyens

- le Conseil Général de Seine et Marne qui finance en partie une Maison de l’Environnement en Roumanie alors qu’il est dans l’impossibilité de régler aux communes des frais relatifs à l’utilisation de gymnase par les collèges, alors que la loi l’y contraint.

Sans doute s’agit-il d’un hasard, à moins que les dirigeants de ces différentes collectivités aient fréquenté la même école de gestion !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.

Le Maire,
Alain KELYOR