DOSSIER : Les lettres à l'opposition

Lettre à M. DAURIAC (08/02/06)

Date du document : 08 Février 2006

Monsieur DAURIAC
Président du groupe Bien Vivre à Emerainville Malnoue
Mairie d'Emerainville
77184 EMERAINVILLE

Emerainville, le 8 février 2006

Monsieur le Conseiller Municipal,


J’ai répondu à votre déclaration au conseil Municipal du 19 décembre 2005, sans m’attarder sur certains points importants qui méritent une réponse particulière :

Dans votre paragraphe intitulé « un budget poudre aux yeux » vous nous reprochez :

1 - de considérer notre budget non pas comme un acte politique, mais comme une simple mesure d’intendance et vous nous donnez comme exemple le budget de la Nation qui, a travers la mise en œuvre de la LOLF permet de passer d’une simple logique de gestion et de reconduction budgétaire à une gestion par objectifs.

Je prends note de votre adhésion totale à la loi organique sur les lois de finances du 1er Aout 2001, loi qui a été proposée pourtant par un gouvernement que vous ne cessez de traîner dans la boue.

Il est vrai que la gestion de l’économie et des finances n’a jamais été le point fort des élus de gauche

Mais en dehors des mots et des effets de manches dont vous êtes si friand, que vient faire la LOLF dans le vote de notre budget municipal ?

Cette loi qui se veut un levier de réforme de l’Etat, met en place des procédures tournées vers l’accroissement de l’efficacité de la dépense publique, plus de transparence et un renforcement du rôle du parlement.

Elle tente de mettre en place une culture de résultats au sein des ministères.

Tout cela me semble être un minimum et je m’étonne que nos dirigeants découvrent seulement aujourd’hui ces vérités considérées comme premières par tout gestionnaire.

Pour notre part, et comme j’ai déjà eu le plaisir de vous l’écrire, depuis déjà deux ans nous avons mis en place une direction par les objectifs, et les budgets 2005 et 2006 ont été établis en fonction d’actions dans les domaines qui naturellement s’y prêtent.

Ainsi nous attendons l’établissement du CA 2005 pour comparer non seulement les chiffres prévus et réalisés, mais aussi le coût et le résultat des actions qui composaient en partie le budget.

Je ne peux que vous inciter à participer aux commissions municipales pour enfin savoir ce qui se passe dans votre commune et la nature des différentes actions mises en place

2 - Nous gérerions notre commune « à la petite semaine »
Votre mépris de la gestion en général, votre admiration sans borne pour les actes politiques, sont parfaitement discernables dans votre attitude et dans la manière dont vous accomplissez votre mandat d’élu municipal.

Mais qu’est ce qu’un acte politique ? A quoi sert-il en matière financière si les moyens ne sont pas au rendez vous ?

Certes la politique permet tous les discours possibles, toutes les promesses de lendemains qui chantent, mais elle permet aussi de cacher aux électeurs une méconnaissance totale des réalités économiques et une incompétence en matière de gestion.

Pour l’équipe majoritaire, les budgets sont les instruments nous permettant de respecter nos promesses électorales.

Il ne s’agit pas d’une gestion au coup par coup mais d’un ensemble de mesures pour :

- Réduire la pression fiscale en direction des plus défavorisés : (Taxe d’habitation de 11 % contre 23,21 % en 1996)

- Terminer l’urbanisme de notre cité en lui conservant un environnement de qualité :

- Reconstituer le patrimoine de la commune qui ne possédait rien à notre arrivée en 1995. Nous avons notamment acheté le château du Bourg et créé une réserve naturelle. Nous regrettons que vos amis aient abandonné en son temps le château de Malnoue et son bois à un propriétaire privé

- Assurer une sécurité plus importante à nos habitants en créant une police municipale que vous avez souvent diffamée voire insultée et qui est aujourd’hui unanimement appréciée

- Gérer le plus rationnellement et efficacement possible le clos d’Emery dans l’intérêt de tous
Force nous est de constater que ce problème qui date du début des années 1980, résulte encore une fois d’une volonté politique de la gauche municipale de l’époque qui était complètement déconnectée du réel


Pour ce qui concerne le dernier conseil municipal du 06 février 2006, je vous prie de trouver ci-joint, photocopie de la délibération 2002/12/03 relative à la modification du régime indemnitaire du personnel communal.

Comme vous pourrez le constater cette délibération a été approuvée à l’unanimité des élus, opposition comprise, en votre présence, et ce, contrairement à vos déclarations récentes.

Il n’est évidemment pas dans mes intentions de profiter de cette perte de mémoire (momentanée j’espère), pour vous traiter de menteur, mais je constate une fois de plus que l’opposition émerainvilloise ne possède aucune ligne politique, ne prépare pas les dossiers soumis au conseil, et que ses votes sont très souvent inexplicables et contradictoires.

Il est quand même inquiétant qu’une délibération concernant le régime indemnitaire de l’ensemble des salariés municipaux ait été approuvée par vous sans laisser de trace dans votre mémoire.

Inefficace, brouillon, désordonnée, l’opposition municipale émerainvilloise brille cependant dans deux domaines :

1 - la délation
2 - les enquêtes sur la vie privée des élus majoritaires.

Pour cette dernière activité (illégale par ailleurs), elle ne ménage ni son temps ni sa peine et met sans doute à contribution des responsables travaillant dans différents ministères dont le ministère des finances.

Vos explications embarrassées, sur la provenance de vos informations, je cite : « il s’agit de lettres glissées sous la porte de notre permanence, de façon anonyme, par des personnes sans doute très proches de vous» sombrent dans le ridicule le plus total.

Comment pouvez vous savoir qu’elles nous sont très proches si elles sont anonymes ?

Pour conclure force m’est de constater que si le bilan des actions, des propositions de l’opposition municipale est nul depuis 2001, ses délations à répétition, ses diffamations permanentes, ses tentatives de division de la majorité n’ont eu aucun effet ni aucune conséquence juridique, économique et politique.

Il faudra bien qu’un jour vous vous expliquiez sur :

- l’inefficacité de vos accusations, puisque je vous cite encore « nous en avons régulièrement alerté les autorités de contrôle ». Or vos démarches n’ont jamais été suivies d’effet, ni par le Préfet ni par la Chambre régionale des comptes. N’est-ce pas la preuve qu’elles sont infondées ?

- sur vos raisons profondes de ne jamais venir à la commission d’Appel d’offres comme la loi vous y contraint.

Je vous rappelle que c’est dans cette commission (à laquelle vous avez refusé votre participation jusqu’en novembre 2004, et dans laquelle nous avons eu le plaisir de ne vous voir qu’une seule fois depuis), se décide le choix des fournisseurs en présence du trésorier général et souvent d’un représentant de la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller Municipal, l’expression de mes salutations distinguées.

Le Maire,

Alain KELYOR