DOSSIER : Intercommunalité

Lettre à M. RICART (12/06/06)

Date du document : 12 Juin 2006

Monsieur Michel RICART
Président du SAN
5, place de l’Arche Guédon - 77200 TORCY

Emerainville le 12 juin 2006

Monsieur le Président,

Certains articles du Val Magazine N° 95 printemps 2006, appellent de ma part de nombreuses interrogations :

A - BUDGET

Sur les ressources du SAN :

Quelles sont les conséquences néfastes attendues en raison de la réforme de la taxe professionnelle ? Il me semble que cette affirmation nécessite pour le lecteur un minimum d’explications.

Sur les dépenses du SAN

a) A quoi correspondent les 52 300 € prévus pour la rénovation de l’aire d’Accueil qui nous a déjà coûté 1 500 000 € (ce qui m’a toujours paru fort cher, pour des blockhaus non chauffés)
Les gens du voyage auront-ils enfin des toilettes et des sanitaires chauffés ?


b) Les subventions de fonctionnement aux associations sportives (28 790 €) bien que dérisoires quant à leurs montants sont-elles de la compétence du SAN ?

c) Même question pour les subventions en direction de la culture, de l’emploi :

MJC (Laquelle ?) 3 050 €
Artémis 47 900 €
A titre provisoire 6 247 €
CAC 1 890 430 €
Média forum 73 000 €


B – ARTICLE SUR LE PLAN LOCAL DE DEPLACEMENT

Je vous rappelle qu’en décembre 2001, Emerainville a fait connaître ses propositions pour la partie du PLD concernant son territoire.

Il semble que compte tenu de l’ancienneté de ce dépôt, le document ait disparu et n’ait pas été transmis au cabinet d’études.

Je vous rappelle que les Emerainvillois attendent avec impatience ce plan de déplacement, coupés qu’ils sont de la Ville Nouvelle.

Il leur est impossible ou très difficile de se rendre par les transports en commun à Torcy (sous préfecture) à Noisiel (commissariat de police), à Lognes (pour bénéficier des services culturels du CAC qui leur coûte si cher) etc…

Le retard apporté par le SAN à l’élaboration du plan local prouve à quel point l’intercommunalité ne considère pas Emerainville (pas plus du reste que Croissy Beaubourg) comme partie intégrante de la Ville Nouvelle.

Les populations du sud de la francilienne se sentent abandonnés (sauf pour les impôts) par l’intercommunalité qui n’a pas même installé dans ces deux villes un pole administratif quelconque.


C - LE PLIE
Le magazine nous apprend que 250 personnes ont, sur une période de 3 ans, retrouvé du travail grâce au PLIE

Pour ce faire, c'est-à-dire, pour obtenir un contrat « durable » (dont la définition nous est donnée dans l’article même « contrat de travail d’au minimum six mois en entreprise ») sont intervenus :

Le PLIE
L’ANPE
La Mission locale
La Mission d’éducation permanente
L’Association locale pour l’insertion emploi du Val Maubuée

Avec des subventions (SAN, FSE, Conseil général, Mission ville) etc…

Pour ma part je ne pense pas qu’un contrat de travail de 6 mois en entreprise puisse être considéré comme « durable » et puisse donner lieu à des réjouissances ou à de l’autosatisfaction.

Sur les 29 demandeurs d’emploi que la commune d’Emerainville a proposé au PLIE pour la période 2003-2006, 2 ont trouvé un emploi, et 2 des « formations ».

Les résultats sont ridicules, compte tenu des moyens engagés, en hommes, en temps en argent et je serais heureux de connaître le prix de revient réel de l’emploi trouvé.

Le SAN devrait se poser des questions sur l’utilisation de notre argent car la création de dizaines d’observatoires, d’associations, de « machins administratifs » tous financés avec de l’argent public ne suffit pas pour résoudre les problèmes.

Dans le cas d’espèce, il eut été préférable, plus efficace, plus rapide et moins coûteux, de mettre gratuitement à la disposition des entreprises les personnes concernées et de financer leur salaire avec les subventions qui ont été perçues par les associations énumérées ci ,dessus.

Mais sans doute cela aurait-il augmenté le chômage, les personnes « travaillant » dans ces associations « budgétivores » n’étant plus d’aucune utilité

Pour mémoire, notre service communal de l’emploi, avec des moyens financiers infiniment moindre a pour sa part trouvé du travail en contrat à durée indéterminée à 10 de ces demandeurs, et des accès à la formation à 4 d’entre eux.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.

Le Maire,
Alain KELYOR