DOSSIER : Tribunes Val Magazine

Tribune Val Magazine n°88

Date du document : 01 Août 2004

Les français sont décidément ingouvernables.

Après avoir voté massivement pour la droite républicaine en 2002, ils ont, en 2004 voté massivement pour la gauche lors des régionales et cantonales.

Après avoir sanctionné l’immobilisme et l’angélisme d’une gauche usée, ils sanctionnent aujourd’hui une droite réformatrice qui applique le programme qu’elle a présenté au Pays et sur lequel elle a été élue.

L’intégralité des problèmes que rencontrent les Français ne date pas d’hier.

La réforme des retraites, de la sécurité sociale, du système fiscal français, ont toujours été reportés par des gouvernements désireux de rester au pouvoir, quelles qu’en soient les conséquences pour la nation.

La crise financière, le déficit budgétaire ne datent pas d’hier et ont toujours été acceptés par des gouvernements qui, afin de conserver une popularité, se spécialisaient dans les effets d’annonces et dans les mesures sociales non financées, ou portées à la charge des collectivités locales sans transfert de recettes correspondantes (35 heures, contrats jeunes, APA, etc…)

Il est à craindre que la gauche à la tête de l’ensemble des Régions désormais, augmente les dépenses d’une manière inconsidérée dans un premier temps. Elle augmentera ensuite les impôts pour obtenir un complément de recettes.
Le budget primitif 2004 du SAN est un exemple parfait :

- une gestion, contestable et contestée d’ailleurs par la Chambre Régionale des Comptes
- un taux de taxe professionnelle très élevé qui n’encourage pas l’implantation d’entreprises. Il augmentera encore cette année !
- une rigueur financière que l’on pourrait qualifier « d’austérité » si elle n’était pas feinte
- enfin et surtout, une sincérité des comptes qui ne nous paraît pas évidente.

Avant le jour du vote, nous n’avons pas pu obtenir les explications complémentaires que nous avions pourtant réclamées par écrit.

Nous n’avons pas pu obtenir, lors des débats qui ont précédé le vote de ce budget, les réponses aux questions que nous nous posions quant à la variation de certaines dépenses et notamment celle du personnel en diminution considérable

Il paraît que « tout est politique » et que cette évidence doit servir de réponse à toutes les questions que se pose l’opposition.

Le budget 2004 n’a pas d’âme, ne traduit rien, sauf peut être une gêne de la majorité qui l’a cependant voté après une déclaration dans laquelle elle constatait « qu’elle était dans l’obligation de voter un budget qui n’était pourtant pas le sien ni même celui du Président qui le présentait » !

Allez comprendre, la gauche a sans doute ses raisons que la raison ignore !