DOSSIER : Tribunes Val Magazine

Tribune Val Magazine n°87

Date du document : 01 Avril 2004

RETROCESSION AUX COMMUNES DES DIVERS BATIMENTS CONSTRUITS PAR LE SAN
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

La procédure qui est proposée aux communes pour la rétrocession des bâtiments ne peut être comprise que par un Enarque.

En effet, les équipements sont, dans un premier temps, divisés en composantes : structure, couverture, façade, chauffage, extérieurs

Chaque composante est affectée d’un coefficient pris sans doute sur une table de référence, mais laquelle ?

Chaque coefficient de chaque composant ci-dessus mentionnés est ensuite affecté d’une cotation de 1 à 4, correspondant au niveau d’appréciation :
- 1 : excellent état
- 2 : bon état
- 3 : état moyen
- 4 : état médiocre

Il va sans dire que les mathématiques sont oubliées pour ces différents niveaux qui sont totalement subjectifs.

La cotation globale ainsi obtenue par addition des cotations pondérées de chaque composante est ensuite affectée de 2 coefficients :
- la surface de l’équipement (« SHON », pourquoi pas le « SHOB », hein ?) et une note de complexité dont les éléments d’appréciation sont :
- équipement en Rez de chaussée ou étage
- équipement avec décroché de plancher
- réalisé avec de fortes volontés architecturales
- nature et complexité des matériaux utilisés
- complexité et difficulté d’intégration dans son environnement

Il va sans dire, là aussi, que les mathématiques sont oubliées, le coefficient de complexité étant totalement subjectif.

Nous pensons qu’arrivé à ce stade, plus personne n’a compris quelque chose, d’autant plus qu’il vous manque un détail croustillant : le calcul de complexité n’est pas spécifique au bâtiment concerné, mais n’est qu’une composante de la moyenne des 126 bâtiments construits par le SAN dans les différentes communes.

Tout cela aboutit à un calcul de points par bâtiment, (comme pour la retraite des cadres chaque point aura une valeur qui donnera, selon nos dirigeants, le montant des travaux nécessaires pour le bâtiment à la date d’évaluation !)

Bien sur, les bâtiments seront rétrocédés 3 ou 4 ans plus tard, donc il conviendra certainement de réévaluer le nombre de points en fonction peut être de la vitesse du vent ou de la direction de la girouette de l’église de Malnoue.

Que de temps perdu, que d’argent dilapidé (car tout cela coûte cher) !!!!

Il nous semble qu’une visite de chaque bâtiment par un architecte aurait suffit, mais nous sommes sans doute trop primaires