DOSSIER : Gens du voyage

Lettre à M. DREVET (16/12/10)

Date du document : 16 Décembre 2010

Monsieur Jean-Michel DREVET
Préfet de Seine et Marne
12, rue des Saints Pères
77010 MELUN Cedex

Emerainville, le 16 décembre 2010

Monsieur le Préfet,

Par courrier du 21 septembre dernier, je vous signalais la présence, depuis plusieurs décennies, d'un camp de gens du voyage installé illégalement sur un terrain appartenant à l'EPAMARNE, sur le territoire de Champs sur Marne mais limitrophe d'Emerainville

Le 17 novembre, après un appel de l'une de vos collaboratrices, je vous signalais que les renseignements (notamment concernant le nombre de places d'accueil des gens du voyage sur le secteur du Val Maubuée) en sa possession ne correspondaient absolument pas à la réalité, nettement inférieure

Par courrier du 13 décembre (voir ci-dessous) vous m'indiquez :

1°) que le nombre de place sur le Val Maubuée est supérieur aux exigences du schéma.
Par courrier du 17 novembre, après un entretien avec l'une de vos collaboratrices, nous vous signalions que les renseignements en votre possession paraissaient totalement erronés puisque, notamment sur les villes d'Emerainville et Lognes, la réalité ne représentait que la moitié des chiffres fournis à la préfecture et je vous demandais de bien vouloir faire procéder à une vérification

2°) qu'à ce jour ni la commune de Champs sur Marne, ni l'EPAMARNE n'avaient demandé l'expulsion. L'EPAMARNE étant un établissement public dont l'activité est soumise à la tutelle du préfet et des administrations centrales, essentiellement les ministères de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDEM), de l'Intérieur, de l'Economie et des Finances, je suis surpris qu'il n'ait pas engagé les démarches pourtant prônées par le Président de République pour l'expulsion des camps sauvages.

3°) Que le SAN gère ce camp en installant des bennes à ordures, en fournissant de l'eau potable et en procédant tous les 3 ans à une dératisation. De ce fait, le Syndicat intercommunal estimerait que tout est mis en œuvre afin de permettre aux occupant de vivre dans les meilleures conditions de salubrité et de sécurité possibles.
Là aussi, permettez moi de m'étonner :
que des fonds publics soient utilisés pour « entretenir » un camp illégal A ma connaissance, ces occupants ne paient pas de « droit de place »
que le SAN considère gérer le camp exclusivement en fournissant de l'eau et des bennes à ordures. Est-il seulement en capacité de fournir l'identité des occupants ? que le SAN estime que les occupants vivent dans les meilleures conditions de salubrité et de sécurité possibles puisqu'aucun sanitaire n'est installé. Le SAN ayant sans doute une définition particulière de la « salubrité », il serai bon que l'un de vos collaborateurs visite ce camp que je dénonce depuis des années
En outre, la route où il est situé est privée d'éclairage public depuis des décennies afin d'éviter que les nomades ne se branchent sur le réseau Cette voie est empruntée quotidiennement par les collégiens d'Emerainville rattachés au collège Pablo Picasso de Champs, qui par conséquent, circulent sur plus d'un kilomètre dans le noir total et font l'objet d'agressions périodiques des gens du voyage.

L'intérêt de la commune d'Emerainville à agir étant évident, j'envisage d'engager une action juridique contre l'Epamarne et la ville de CHAMPS si la situation perdurait.

Dans l'attente de vous lire,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.

Le Maire,

Alain KELYOR