DOSSIER : Gens du voyage

Lettre à M. BARTHELEMY (06/09/05)

Date du document : 06 Septembre 2005

Le Député Maire de Noisy le Grand ayant décidé l’implantation d’une aire d’accueil sur son territoire mais en limite de Malnoue, Alain KELYOR s’est indigné auprès de son collègue et du préfet de Seine et Marne de cette nouvelle création venant s’ajouter aux deux déjà existantes sur ou en limite de Malnoue.

 

Monsieur Jacques BARTHELEMY
Préfet de Seine et Marne

77010 MELUN cédex


Emerainville, le 6 septembre 2005


Monsieur le Préfet,

En date du 16 août dernier, j’ai adressé à Monsieur le Député Maire de Noisy le Grand (93) un courrier relatif à la réalisation d’une aire de gens du voyage à l’emplacement actuel d’une déchetterie, en limite de ma commune.

Je me permets de vous rappeler la configuration particulière de la ville d’Emerainville, puisque notre commune est composée de 2 pôles de 3 500 habitants chacun, séparés l’un de l’autre par 3 km d’espaces boisés : le Bourg et le Hameau de Malnoue.

Malnoue accueille une aire intercommunale (Noisiel/Emerainville), mais supporte aussi un camp sauvage, sur le territoire de Champs sur Marne. Cette installation est située à plus d’un kilomètre de la première habitation campésienne, mais en limite des premiers immeubles de notre ville. J’ajoute en outre, que sa population, incontrôlable en raison du caractère illégal de l’aire, cause des troubles à l’ordre public fort connus des services de police.

Or, le terrain retenu par la ville de Noisy le Grand pour y créer une aire d’accueil de 25 places, jouxte les habitations de Malnoue et bien sur, est très éloigné du centre de Noisy le Grand.

Le Conseil Municipal et moi-même comprenons fort bien le besoin de création d’emplacements destinés aux gens du voyage, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre commune s’est mise depuis fort longtemps en conformité avec la loi à ce sujet.

Par contre, il nous paraît totalement aberrant de pouvoir supposer qu’un village de 3 500 habitants, doté de très peu d’équipements, de transports et de commerces, puisse être « cerné » sur 3 côtés de ses limites, par des camps de nomades.

Pour toutes ces raisons, et devant l’émotion créée par cette annonce, je vous serais reconnaissant de bien vouloir vous rapprocher de Monsieur le Préfet de Seine Saint Denis, afin qu’une politique cohérente soit menée dans ce domaine, entre les deux départements.

Dans l’attente de vous lire à ce sujet,

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de ma considération distinguée.


Le Maire,


Alain KELYOR