DOSSIER : Gens du voyage

Lettre à M. RICART (28/02/2005)

Date du document : 28 Février 2005

Monsieur Michel RICART Président du SAN
5, place de l'arche Guédon

77200 TORCY

N/REF. AK/CM

Emerainville, le 28 février 2005

Monsieur le Président,

J'accuse bonne réception de votre courrier du 18 février (voir ci-dessous) qui a retenu toute mon attention.

J'ai pris bonne note de l'exclusion des occupants de la plaine de Gibraltar dans les dispositifs d'accompagnement social et scolaire, puisqu'ils sont en situation illégale.

J'ai également bien noté qu'il n'est pas dans l'intention des élus du SAN d'accepter la transformation de ce terrain en aire définitive. Le SAN entretenant donc un terrain qui ne lui appartient pas et dont il n'a pas la gestion, j'aimerais en connaître le coût supporté par le contribuable du Val Maubuée.

La commune d'Emerainville, qui subit tous les inconvénients de cette aire illégale (du fait de sa situation à une centaine de mètres de son entrée de ville) a déjà alerté l'attention de Monsieur le Préfet à de nombreuses reprises à ce sujet, et avait d'ailleurs engagé une procédure qui n'a malheureusement pas été suivie d'effet.

Dans l'attente de vous lire à ce sujet,

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de mes sentiments distingués.

Le Maire,

Alain KELYOR

 


Lettre du SAN (18/02/2005)

Monsieur Alain KELYOR Maire d'Emerainville

En mairie
Place Mendès France 77184 EMERAINVILLE

Torcy, le 18 février 2005

CABINET DU PRESIDENT Nos réf. : MRIND/ACS
n° 2005/062

Monsieur le Maire,

J'ai pris connaissance avec attention de votre lettre du 7 février 2005 relative à l'accueil des gens du voyage et notamment la situation particulière des occupants de la plaine de Gibraltar.

Comme vous le savez, ce terrain, propriété d'EPAmarne, ne figure pas dans le schéma départemental d'accueil des gens du voyage, ni à fortiori dans le réseau d'aires du Val Maubuée.

Il n'est pas dans l'intention des élus du SAN d'accepter la transformation de ce terrain en aire définitive, notre agglomération ayant déjà largement satisfait à ses obligations en la matière.

A ce titre, il est donc normal que les occupants de ce terrain ne bénéficient pas de la démarche spécifique du suivi social et scolaire menée auprès des résidents de notre réseau.

Dès lors, je ne doute pas que vous aurez à cœur de relayer auprès de Monsieur le Préfet les demandes régulièrement formulées par le SAN pour qu'une solution alternative soit trouvée pour ces familles.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments distingués.

Le Président,
Michel RICART
Maire de Lognes